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Revue Juridique de l’Environnement

0397-0299
 

 ARTICLE VOL 43/3 - 2018  - pp.449-453  - doi:
TITRE
Que le droit de l'environnement soit une langue vivante !
Du nominalisme et de ses effets sur le statut de la nature : déinition de l’équité environnementale.

RÉSUMÉ

« Veritas est adaequatio intellectus et rei »
Thomas d’Aquin, Summa Theologica, 1265-1273, I, Q. 16, 1.

La vérité est l’accord de la pensée et de la chose. Nominalisme. Déjà chez Gorgias, en son Traité du non-être, la cause en soi est déterminante – laissons-là l’enjeu ontologique – la pensée est aux prises avec la réalité, sur les traces des cavales de Parménide (520-450) qui font du chemin de la vérité celle de l’être, aussi loin que le cœur puisse désirer, en son immense poème, dans les pas des illes du Soleil, et par-delà les cités, avec pour guide le droit et la justice : « penser et être c’est le même chemin » (fragment III). Bref, nom et chose adéquats. Cet accord fait merveille en ces temps de démesure destructrice de la nature, si l’on veut bien le considérer par-delà sa seule technique comme une langue vivante si nécessaire à la survie de l’humanité. Car, on le sait, le droit et la nature en ce sens ont partie liée dans l’exigence d’un « droit vrai qui s’accorde à la nature et qui procède de la droite raison, répandue en tous, en accord avec elle-même, qui dure toujours (« Est quidem vera lex, recta ratio, naturae congruens, diffusa in omnes, constans, sempiterna », Cicéron, De re publica, L III, 22). Les sources de ce droit sont à puiser au cœur de la sagesse (« ex intima philosophia hauriendam », Cicéron, De legibus, L I, V). Bien entendu, faut-il vraiment l’écrire ?, rien chez Cicéron et le droit romain concourent à percevoir la nature comme une entité à sauvegarder : elle est ce que l’humain dompte et façonne en mer et sur terre (V. Lucrèce, Virgile, Pline l’Ancien). Toutefois, il existe bien un droit naturel qui a fait naître les hommes libres dans la nature, et dont on peut conclure, comme contraire à la nature, l’esclavage et la servitude (cf. Philon d’Alexandrie, De vita contemplativa, § 70). En notre matière : Juste l’augure des sources à venir, mais c’est une quintessence (V. « Du droit naturel de l’environnement. Pour une Pax natura puisée à la source cicéronienne », in Entre nature et humanité, Mélanges J. de Malafosse, LexisNexis, 2016, p. 103-111).

[...]



AUTEUR(S)
Éric NAIM-GESBERT

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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GRATUIT
   
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