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Revue Juridique de l’Environnement

0397-0299
 

 ARTICLE VOL 40/1 - 2015  - pp.5-8
TITRE
L’écosystème saisi par le droit

RÉSUMÉ

À angle droit. L’idée de mettre en correspondance les processus écologiques, comme trame de l’écosystème, est peut-être venue tel un surgissement sur les bords d’un fleuve à l’aube, à l’enfance du droit : dans son abstraction la règle est née, dit-on, sur les berges du Nil. Que ce sont les crues – le mouvement d’un écosystème donc, que l’on peut lire comme l’archétype du processus écologique – que ce sont les crues qui engloutissent tout bornage. Et forcent les géomètres à tracer, de nouveau, les limites à angle droit des champs recouverts du limon (J. Gaudemet, Les naissances du droit, Montchrestien, 4 e éd., 2006). Ces mesures sont les frontières abstraites créant les sanctuaires. Ainsi, depuis lors, l’on écrit le droit en son propre nom. Voici Montaigne : « Tout mouvement nous découvre » (Les Essais , L. I, chap. L). La sentence est aisément vérifiable. Par exemple, pour rester au fil de l’eau avec le fleuve, l’on sait que la crue de la Loire, en 1846, a allumé la mèche révolutionnaire de 1848. Aussi quelle réaction du droit ? Elle se fonde notamment sur l’œuvre de Frédéric Le Play qui, prônant la stabilité juridique et politique du Second Empire, impulse la lutte contre le déboisement en montagne (Réforme sociale, 1864, cf. sur la méthode : « La méthode qui conduit le plus sûrement à la réforme est l’observation des faits », p. 30) ; le statut juridique de forêt de protection, très peu étudié, en est le fruit (articles L. 141-1 et suivants du Code forestier).



AUTEUR(S)
Eric NAIM-GESBERT

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
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