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Revue Juridique de l’Environnement

0397-0299
 

 ARTICLE VOL 38/HS1 - 2013  - pp.231-243
TITRE
Rétrospective de la crise de l'environnement dans un État composé de régions autonomes

RÉSUMÉ

La grave crise économique que nous vivons nous a conduits à une profonde crise politique qui met en cause d’une manière très spéciale la crédibilité des autorités, mais qui affecte aussi le fondement ou les caractéristiques d’institutions et de domaines d’intervention publique. Dans ce contexte, la crise du secteur environnemental apparaît comme une des manifestations de la dépression générale qui présente toutefois des singularités qui méritent d’être mises en relief.

La situation difficile des politiques environnementales n’est pas directement l’expression d’un malaise social, comme cela est le cas dans d’autres domaines, mais elle trouve son origine en grande partie dans l’appareil institutionnel. La crise environnementale est une crise générée par les pouvoirs publics, même si elle n’est pas sans liens avec certains intérêts économiques et certaines postures idéologiques et peut-être aussi avec un désintérêt général en la matière. Les gouvernements autonomes et l’État, indépendamment de leurs couleurs politiques et toujours avec l’approbation ou l’indifférence de portions significatives de l’opinion publique, se trouvent d’accord pour subordonner la protection de l’environnement à l’activité économique quelle qu’elle soit. L’épisode de la lutte entre l’exécutif catalan et Madrid pour l’installation du macro-complexe de jeux et loisirs Eurovegas dans leurs territoires respectifs est l’illustration de l’absence de prise en compte des aspects environnementaux et de l’équilibre territorial. Toute réflexion étrangère à la promotion même de la grande urbanisation touristique a été écartée, les pouvoirs publics se ralliant à la décision de construire une ville privée, où culminent les aspirations du capitalisme monopolistique en s’appropriant un territoire avec ses propres normes de travail, d’urbanisme, de fiscalité, d’environnement, de sécurité publique, etc.

Cet exemple met en relief les carences des politiques environnementales espagnoles, qui n’ont pas été utilisées pour consolider les valeurs du développement durable ni dans le tissu social ni dans la culture bureaucratique ni dans le domaine des idées. Ainsi, les décisions relatives à la protection de l’environnement jouissent de la force juridique de l’action publique, mais elles n’ont été encouragées ni par un vaste appui populaire ni par une solide planification administrative. De là la faiblesse de ces décisions, qui sont toujours susceptibles d’exceptions ou de privilèges.

[...]



AUTEUR(S)
Fernando LÓPEZ-RAMÓN

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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