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Revue Juridique de l’Environnement

0397-0299
 

 ARTICLE VOL 39/1 - 2014  - pp.5-6
TITRE
ÉDITORIAL : Pour une théorie générale du droit de l'environnement

RÉSUMÉ

Les ombres. Le droit de l’environnement est né d’une obstination. De la persévérance d’une pensée autre que celle des discours dominants des temps anciens. Une pensée qui, dans la solitude des obscurités, s’est formée à une haute altitude. Elle suggère une avancée, un sens de la progression, jusqu’à atteindre à l’acquis – fondant l’énoncé du principe nouveau de non-régression (M. Prieur, « De l’urgente nécessité de reconnaître le principe de « non-régression » en droit de l’environnement », Romanian Journal of Environmental Law, 2010, n° 2, p. 9-30. Et encore : La non-régression en droit de l’environnement , M. Prieur et G. Sozzo (dir.), Bruxelles, Bruylant, 2012). Elle se présente comme la condition d’émergence d’un rapport pacifié de l’homme à la nature, autrement dit une vie sur la terre écologiquement viable (E. Naim-Gesbert, Droit général de l’environnement, Paris, LexisNexis, 2011, n° 219) – ou pax natura. Du haut fond généalogique, et sur ce point une histoire qui dénoue le visage des choses reste à écrire, le droit de l’environnement donne un sens à la marche du monde. Pour que sa lumière ne s’affaiblisse pas. Il établit un nouveau système de signes et de valeurs qui permet de saisir autrement le réel, transmuant les rapports de l’humain au vivant. De son génie créatif il a acquis un statut matriciel. Il vise, par nature, en un contrepoint fictif du réel, la viabilité de la diversité biologique (l’homme compris). Les éclipses. Il est un temps où le droit de l’environnement, par sa vitalité, fait souche. Où il fait même système de droit. Loin d’être desséché et abstrait, par ses notions fertiles (diversité biologique, générations futures, développement durable...) et ses principes féconds (précaution, pollueur-payeur, acceptabilité raisonnée des risques...), il organise une projection physiologique du monde réel. Telle l’ombre portée des mots sur les concepts, et sur la vie vraie. Oui, la réalité se conquiert par les noms (« Les mots nous présentent des choses une petite image claire et usuelle comme celles que l’on suspend aux murs des écoles pour donner aux enfants l’exemple de ce qu’est un établi, un oiseau, une fourmilière, choses conçues comme pareilles à toutes celles de même sorte », M. Proust, Du côté de chez Swann. Noms de pays : le nom, 1913). Donc : bien nommer pour mieux saisir. Se joue ici l’essentiel que l’on oublie aisément : la prévention qui fait la contexture naturelle du droit de l’environnement. Sans lui, rien de probant. La sauvegarde et l’utilisation durable de la biodiversité en sont les figures primordiales, et à leur suite le droit de la réparation des préjudices écologiques et le droit répressif de l’environnement. Par-là, qu’il se porte en clarté de lui-même.



AUTEUR(S)
Eric NAIM-GESBERT

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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